Se lancer quand tu as peur

Marie

Marie

Es-tu l’une de ces personnes pour qui l’étape la plus difficile est toujours de commencer?

Si oui, je te comprends! Je fais aussi partie du club! High five! Ou pas… Parce qu’on s’entend que ce n’est pas le fun, c’est plutôt un frein à notre avancement. Encore faut-il commencer pour avancer…

Seulement, qu’est-ce qui nous empêche de commencer? Les raisons sont infinies, mais je crois que plus souvent qu’autrement, c’est la peur. 

La peur? La peur de quoi? Des autres, du jugement, de l’échec… 

Essayons de rationaliser ensemble

As-tu peur de ne pas être parfait(e)?

Ah cher(e) ami(e) perfectionniste! On le sait très bien, la perfection n’existe pas! Mais on ne veut simplement pas y croire. On accorde beaucoup d’importance à la qualité de ce qu’on crée. La vérité est plutôt qu’on n’arrivera jamais à la perfection qu’on s’imagine et dont on rêve. Il va toujours y avoir place à l’amélioration. Toujours. Alors, peut-être que c’est notre mindset qu’il faut changer. Pourquoi ne pas mettre cette énergie sur produire davantage? Penser quantité vs qualité. Plus on crée, plus on se pratique, plus on s’améliore et on devient alors meilleur.

As-tu peur du jugement?

Comme Andy Warhol a dit « Don’t think about making art. Just get it done. Let everyone else decide if it’s good or bad, whether they love it or hate it. While they are deciding, make even more art». Les autres vont penser ce qu’ils vont penser, peu importe le résultat de ce qu’on va créer. Vaut mieux les laisser faire et garder notre attention pour ce qui compte réellement.

As-tu peur d’échouer?

Malgré ce qu’on voudrait, l’échec est inévitable. Mais rien n’empêche de développer une meilleure relation avec ce sentiment. On peut débuter par des micros échecs. Des échecs qui ne font pas si mal. En se mettant volontairement dans des situations où il peut y avoir des déceptions de moindre importance, on se pratique et s’acclimate à la peur. Puis qui sait, le tout pourrait aussi finir avec une belle réussite! Sortir de sa zone de confort, ça se fait une étape à la fois.

Ou peut-être que c’est la peur de réaliser tout ce qui nous reste à apprendre/accomplir après avoir passé la première étape, celle de commencer. Peut-être. 

Peu importe la raison, pour passer par-dessus, il faut d’abord la reconnaître. Cerner ce pourquoi est le premier pas dans la bonne direction. Sinon, comment faire pour surmonter un obstacle qu’on ne connaît même pas?

Oublions les termes, «je dois», «il faut», «j’aurais dû». Ils créent des attentes et surtout des déceptions. Avec le Nouvel An qui approche, les résolutions (souvent irréalistes) fusent de partout. Cette année, on a même eu droit à un deuxième épisode de cette pression sociale avec le confinement de la mi-mars. Les attentes étaient énormes pour «faire de quoi» parce qu’on «avait tout le temps du monde». La vérité est que notre désir de commencer devrait être interne et non externe.

Facilitons-nous la vie et enlevons-nous la pression qui tourne autour de commencer. C’est un sentiment anxiogène qui n’a pas sa place. De plus, il ne devrait pas y avoir de stress lorsqu’on débute parce qu’il reste temps et place pour s’améliorer.

Sinon, on peut toujours s’encourager en se disant que c’est comme aller au gym ou s’entraîner, le plus dur est de commencer! Une fois l’entraînement amorcé, on fait que continuer sans se poser de question.

À go, on commence? 1, 2, 3, GO!

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